Travailler chez Generali - 14/05/2019

« Au sein de l’entreprise, Il ne doit pas y avoir de barrière au niveau du genre, du nom ou de la culture » - Kasthurika Kanagasundaram, responsable RPA

Dans le cadre de notre partenariat avec la Chaire de Dauphine « Femmes et Sciences », le réseau féminin Les Elles de Generali vous propose de découvrir des parcours de collaboratrices. Pour ce premier portrait, découvrez Kasthurika Kanagasundaram, ingénieure en robotique pour les systèmes d’information et d’opération : un témoignage inspirant, entre richesse interculturelle et volonté d’apprendre.

 

 

Kasthurika Kanagasundaram travaille depuis 5 ans à la Direction des Systèmes d’Information chez Generali. Responsable socle technique Robotic Process Automation depuis 2018, cette ingénieure de 28 ans est issue d’une famille sri lankaise dont la culture d’origine a tendance à mettre la femme en retrait.

 

Ses parents fuient la guerre pendant les années 1980 : elle apprend le français à l’école et se bat pour obtenir de très bons résultats scolaires tout comme ses deux soeurs. Kasthurika confie « ma mère étant femme de ménage et mon père ouvrier textile ; je mesure ma chance en voyant tout ce qu’ont vécu mes parents ».

 

Après une première année de préparation à la médecine, elle se réoriente vers une classe préparatoire scientifique et intègre une école d’ingénieur : elle est l’une des seules 3 femmes sur une classe de 30 étudiants.


« Il ne faut pas attendre que les choses se fassent. Il faut se lancer. Je me suis lancée. »

Dès la fin de son école d’ingénieur, elle quitte le cocon familial pour participer au programme Erasmus en Ecosse, avec l’aide d’un mentor du programme Passeport Avenir, devenu aujourd’hui Article 1 dont Generali est partenaire depuis 2014. Cette opportunité lui permettra de découvrir d’autres cultures. Pendant un stage de fin d’études chez un assureur, elle occupe notamment le poste de Project Management Officer sur le sujet de la migration d’applications.

 

Elle intègre Generali en 2014, avec pour mission d’y implanter un système calculant automatiquement les commissions des commerciaux dédiés aux entreprises.

 

Deux ans plus tard, un nouveau challenge se présente à l’occasion du projet d’agence digitale piloté par le Groupe. Kasthurika saisit sa chance de travailler pour la première fois à l’étranger, à Tel Aviv. Elle travaille également sur les évolutions de generali.fr et sur l’Espace client.

 

Rapidement, elle a « l’envie de relever un autre challenge à partir de zéro ». Elle intègre un tout nouveau service, le Centre de Compétences RPA, qui lui permet de développer de nouvelles compétences de coordination technique, de sélection et de gestion des prestataires. Elle pilote le centre de compétences de Nearshore en Lettonie.


« Je voulais prouver à ma mère qu’entre homme et femme, il ne doit pas y avoir de différence. »

Aujourd'hui, elle est la seule femme de son équipe. Il lui est encore parfois difficile de « challenger les hommes qui travaillent à [ses] côtés. Je dois prendre confiance en moi, être plus directive ». En effet, si la parité fait partie des grandes politiques sociétales de Generali, par exemple dans le cadre de l’initiative Diversity & Inclusion, la DSI ne compte que 39% de femmes parmi ses effectifs.

 

Selon les études menées par la Chaire « Femmes et Sciences » de Paris Dauphine, à la sortie des écoles d’ingénieurs françaises l’écart est encore plus flagrant : 15% de femmes pour 85% d’hommes. L’enjeu de mixité des compétences professionnelles est donc de taille.

 

Pour l’avenir, Kasthurika compte sur son équilibre et sa motivation, afin d’inverser la tendance : « on peut avoir une vie privée et professionnelle, des enfants et une responsabilité au sein de l’entreprise. Il ne doit pas y avoir de barrière au niveau du genre, du nom ou de la culture ».


« J’aime travailler à apporter des solutions techniques concrètes »

Lorsque Kasthurika est interrogée sur son choix d’orientation vers un métier informatique, elle confie : « ne sachant que faire à l’époque, j’ai rapidement pris conscience que les métiers informatiques représentaient l’avenir ». Ce qui la motive aujourd’hui c’est « d’apporter une solution technique concrète en travaillant avec toute l’entreprise ».

 

Elle mène actuellement 5 à 6 projets en parallèle, avec la charge de surveiller la bonne pratique des techniques et des consignes. Sa satisfaction ? « Faire le tour des machines chaque matin pour m’assurer qu’elles sont bien réveillées » et constater quotidiennement leurs résultats concrets dans les différentes Directions qui en bénéficient.

 

Bien que plusieurs fois sollicitée par des entreprises concurrentes, Kasthurika tient à son poste au sein de la Direction des Systèmes d’Information de Generali, pour « conserver mon profil technique, travailler à la compréhension de l’infrastructure et à la mise en place d’actions concrètes. J’aime exercer un rôle transverse, apprendre quotidiennement et appréhender des sujets diversifiés pour apporter des solutions ».

 

« Je veux être inspirante pour les futures générations de femmes »

Depuis ses études, Kasthurika s’est toujours épanouie dans des situations de mentoring, pour s'ouvrir aux autres, n'hésitant pas à échanger avec le top management ou à s'appuyer sur les opportunités offertes par le réseau féminin Les Elles de Generali pour « échanger, recueillir des témoignages et prendre connaissance de ce que font les autres », moteur d’inspiration premier pour elle.

 

Cette année, elle participe à son tour au programme de mentoring Capital Filles, qui favorise l’égalité des chances et l’insertion professionnelle d’élèves scolarisées dans des quartiers défavorisés ou des filières techniques.  « J’accompagne dans leur orientation 3 lycéennes scolarisées à Garges-Lès-Gonesse. Elles sont venues dans l’Entreprise à l’occasion de plusieurs rendez-vous afin de rencontrer des collaborateurs et des consultants ».

 

Dès ses années en école d’ingénieur, Kasthurika Kanagasundaram a toujours eu pour vocation d’aider les autres, la menant jusqu’au développement de robots qui permettent aujourd’hui à nos équipes de travailler plus confortablement et efficacement.

 

Dans 5 à 10 ans ? Kasthurika souhaite pouvoir « être inspirante pour les futures générations de femmes ». D’ici là, elle espère « qu’il y aura dans le futur plus de femmes et de Directrices au sein de la DSI, afin de donner aux femmes l’envie de se dépasser et d’aller toujours plus loin ».

 

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