Pavel Lobanov : la technologie au service de la santé

Pavel Lobanov : la technologie au service de la santé

Pavel fait partie des incubés du programme The Human Safety Net pour les entrepreneurs réfugiés. Rencontre avec un néo chef d'entreprise on ne peut plus déterminé.

Peux-tu te présenter ? D’où viens-tu ? Quel est ton parcours ?

Je m’appelle Pavel Lobanov, je suis russe. J’ai une grande expérience d’entrepreneur dans mon pays. Durant 13 ans j’y ai géré des sociétés de consulting : je faisais des business plan, des études de marché, de faisabilité. Tout cela m’a permis de me constituer un solide carnet d’adresses. J’ai dû quitter la Russie pour raisons privées, j’ai obtenu le statut de réfugié en France cette année.

En quoi consiste ton projet ? 

Je suis porteur du projet « Denty », un projet qui s’inscrit dans le domaine médical : grâce à une caméra scanner logée dans une brosse à dents, on peut dépister les maladies dentaires et en obtenir le diagnostic sur un écran de smartphone.
J’avais déjà développé le projet auparavant en réalisant un prototype, basé sur un logiciel simple fonctionnant en Wifi. A présent, je suis en cours de prototypage fonctionnel.Je veux proposer une appli mobile qui sera connectée à la brosse à dents par bluetooth.

Comment as-tu entendu parler de Singa ? Comment s’est déroulée la mise en contact ? 

Le 16 avril 2018, j’ai déposé mon dossier de demandeur d’asile. J’ai signé les papiers à l’OFFI (l’Office Français de l'Immigration et de l'Intégration)  en leur précisant que je gérais une startup. Les collaborateurs de cet organisme m’ont donné des contacts auprès de Singa.

 

Comment t’es-tu préparé à ton passage devant le jury THSN ? 

C’était la 1ère fois que je passais devant un vrai jury pour ma startup. Cela s’est passé de manière classique : j’ai fait une présentation de mon projet puis j’ai répondu aux questions. Je suis ravi que le groupe Generali et l’incubateur The Human Safety Net aient pris une décision favorable pour mon projet.

Comment s’est passé le passage devant le jury ?

Très bien car j’ai été confronté à ce genre de choses durant mes études universitaires. De plus, j’ai déjà une expérience des affaires. J’ai déjà participé à des évènements qui consistent à défendre des projets à répondre aux questions. Au fond j’étais inquiet de la réaction du jury car je ne pouvais pas l’anticiper. Ce moment reste un souvenir très émouvant pour moi.

Qu’attends-tu de tes 6 mois d’incubation ?

Je me suis entouré de web développeurs et d’un bureau d’étude pour l’ingénierie du projet marketing, avec lequel nous souhaitons organiser des focus group pour analyser et comprendre les consommateurs. Je pense que ces derniers seront rendus possibles par l’incubateur The Human Safety Net.

J’ai par ailleurs un groupe d’investisseurs qui s’intéresse à mon projet : je cherche à obtenir 300 000 euros pour le mener à bien. Si mes contacts sont prêts à investir, ils ont, en revanche, besoin de preuves de mes liens avec de grands groupes tels que Generali. Ils veulent un prototype fonctionnel mais ne souhaitent pas s’en contenter. Ce qu’ils ambitionnent c’est une vision à plus long terme : une usine de fabrication des caméras scanner et le lancement effectif du projet. 

Comment se passent tes premières semaines d’intégration au programme ? 

Mes premiers ateliers The Human Safety Net  sont très efficaces, très intéressants. J’ai participé à tous mais j’ai particulièrement aimé celui sur le thème « prendre la parole devant des financiers ». J’ai déjà reçu des contacts dans le cadre de financements donc ça tombait à point nommé. Désormais, avec les autres incubés, nous sommes devenus une vraie équipe et même une famille.

Qu’as-tu déjà appris ? 

Je sais désormais comment prendre la parole et pitcher mon projet devant des business angels. Tout le travail accompli me permet de nouer ou renouer des contacts avec les investisseurs et à présent, je peux dire que notre projet est incubé par The Human Safety Net, la Fondation du groupe Generali.

 

En savoir plus sur le programme The Human Safety Net pour les entrepreneurs réfugiés.

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