The Human Safety Net - interview 21/07/2020

« The Human Safety Net s’inscrit pleinement dans notre mission d’assureur »

 

Frédérique Maléfant, responsable de The Human Safety Net  France, nous parle du rôle et des actions de la Fondation. 

 

 

Crédit photo : Rémy Deluze

 

Pourquoi un assureur comme Generali a-t-il décidé de lancer une Fondation qui agit en faveur de l’égalité des chances ?

 

La mission d’un assureur est de protéger les personnes et leurs biens mais aussi de prévenir les risques. Les actions de notre Fondation en sont le prolongement au niveau sociétal : nous avons choisi de protéger les personnes en situation de grande vulnérabilité mais aussi d’agir pour empêcher la reproduction de ce type d’inégalités.  Avec The Human Safety Net, nous ne protégeons pas seulement nos clients, nous agissons également en faveur d’une société plus juste.

 

Le groupe Generali a donc décidé de lancer trois programmes.

 

  • L’aide aux réfugiés entrepreneurs 

Les réfugiés ou les personnes sous protection internationale se retrouvent souvent dans des situations de grande précarité dans le pays qui les accueille. Elles ont des difficultés à trouver un emploi parce qu’elles ne maîtrisent pas la langue, les codes culturels du pays ou encore parce que les démarches administratives  leur paraissent compliquées…  Et pourtant, ce sont souvent des personnes compétentes et créatives, qui souhaitent s’impliquer dans leur société d’accueil. Et l’entrepreneuriat est un levier formidable pour cela !

 

  • L‘accompagnement des parents d’enfants de moins de 6 ans issus de milieux défavorisés 

Nous sommes partis d’un constat terrible : un enfant qui naît dans une famille pauvre risque fort, hélas, de devenir lui-même pauvre. On a donc choisi d’agir auprès des tout-petits pour rompre ce cercle vicieux qu’on appelle « la pauvreté de destin ».

 

  • L’asphyxie du nourrisson 

Il s’agit d’un accident très grave pouvant se produire lors de la naissance. Il peut aboutir au décès du bébé ou engendrer des handicaps extrêmement lourds car le cerveau du bébé n’est plus irrigué en oxygène.
En France, nous avons choisi de nous concentrer sur les deux premiers programmes.

 

Pouvez-vous citer une réalisation dont vous êtes particulièrement fière ?

 

Ce qui a profondément marqué toute l’équipe qui fait vivre la Fondation en France, c’est la création ex nihilo de l’incubateur de Montreuil. Il s’agit d’un lieu qui permet à des réfugiés entrepreneurs de parfaire leurs compétences dans divers domaines pour  mener à bien leur projet professionnel.

Avec ce lancement, nous avons passé un cap ; nous nous sommes sentis suffisamment légitimes et armés pour se dire que nous pouvions prendre cette initiative. C’est toujours plus complexe quand il y a plusieurs partenaires dans l’équation mais nous avons voulu jouer le jeu de la co-créativité et de la co-création. Cela a marché et quand je vois qu’aujourd’hui, nous lançons une deuxième promotion d’incubés avec des porteurs de projet très intéressants, je me dis que nous avons eu raison de le faire.

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