The Human Safety Net - témoignage 28/04/2020

« C’est le café qui nous a réunis » : portrait de Carlos, entrepreneur soutenu par The Human Safety Net

 

Carlos a 34 ans. Réfugié colombien, il vit en France depuis une dizaine d’années. Après de longues études il ressent le besoin de se reconvertir dans une activité plus manuelle, à vocation sociétale et solidaire. L'incubateur de Montreuil, dans le cadre de la Fondation The Human Safety Net, l'a aidé à faire grandir son projet. 

 

Crédit photo : Sebastien d’Halloy

Un projet solidaire, vecteur de lien social

« J’ai rencontré Fabian et Saul dans le coffee-shop « Beans on fire », situé dans le 11e arrondissement de Paris, où je travaillais pour payer mon loyer. Saul venait d’arriver de Colombie et y torréfiait son café. Fabian, originaire de Bogotà, avait déjà une expérience de torréfacteur acquise en France. C’est le café qui nous a réunis, c’est autour de lui que nous avons décidé de nous lancer dans la création d’une entreprise solidaire, à l’été 2019.

Le café, c’est la deuxième boisson la plus bue au monde après l’eau. Tout le monde en a chez soi, même quand on n’en boit pas. C’est une boisson accessible à tous. C’est aussi un lieu, un moment de partage, un vecteur de lien social.

 

Nous souhaitons que notre projet d’entreprise solidaire lie création de valeur, impact social et engagement. Notre volonté est d’intervenir d’un bout à l’autre de la chaine du café : la production, en agissant sur place, auprès des familles caféicultrices de Colombie ; la transformation en France, en formant des personnes éloignées de l’emploi aux métiers de torréfacteur et de barista ; la consommation, en proposant aux amateurs d’acheter et de consommer un café qui a du sens.

 

L'incubateur de Montreuil, l'occasion rêvée

Quelques semaines après m’être associé avec Fabian et Saul, nous avons vu sur les réseaux sociaux l’appel à projets de l’incubateur de Montreuil. Montreuil, c’est la ville où je vis, une ville engagée, dynamique et accueillante. L’occasion était trop belle, j’ai déposé notre dossier. Nous avons commencé l’incubation en octobre 2019.
Les trois premiers mois à l’incubateur nous ont permis de définir notre business model, de travailler sur notre produit, son packaging, et de le tester sur les marchés de Noël au moment des fêtes de fin d’année. C’est ainsi que nous avons réalisé un premier chiffre d’affaires de 2 500 euros : pas mal pour une phase de test !

 

Grâce à l’incubateur, nous avons été mis en contact avec énormément de monde : une couveuse d’entreprises, qui nous permet de facturer avec son numéro de Siret, un avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle, pour protéger le nom de notre produit, un torréfacteur à Montreuil, des clients potentiels… L’équipe de la Ruche et Yann, notre mentor, lui-même entrepreneur, nous ont aussi aidés à nous remettre en cause. On croyait qu’on était très avancés et on se rend compte qu’il y a plein de choses qu’on ne connait pas ! Nous avons de grandes ambitions pour la suite, et donc beaucoup de travail à abattre tous les trois pour être à la hauteur ! »

Commenter cet article

Image CAPTCHA
Tous les champs sont obligatoires.