Qualité de vie au travail & management - 21/11/2017

Peut-on insuffler l’esprit start-up dans une grande entreprise ?

Un mélange d’agilité, d'enthousiasme, de convivialité et de créativité, sur fond de travail collaboratif : voilà ce qui définirait l’esprit start-up. Mais est-il possible de développer cet état d’esprit dans une grande entreprise ?

 

Lors de la création d’une entreprise, les collaborateurs partagent généralement un même projet et font preuve d’enthousiasme. L’équipe est souvent réduite mais les rôles peu figés, chacun pouvant participer à de nombreux aspects de l’activité naissante. La jeune entreprise est encore à inventer : la routine est exclue et l’agilité est bien souvent la règle numéro 1.


L’esprit start-up ne dure que 3 ans ?

Cet état de grâce, décrit par beaucoup d’entrepreneurs, caractériserait ce que l’on appelle « l’esprit start-up ». Une attitude qui favoriserait l’agilité et la capacité à s’adapter aux évolutions et aux contraintes. Un gage de croissance au cours des premières années d’activité. Mais les créateurs d’entreprise affirment souvent que « l’esprit start-up » ne dure que 3 ans. Le temps qu’une certaine maturité apparaisse, avec la structuration, les contraintes réglementaires et économiques qui l’accompagnent.


Comment préserver l’esprit start-up ?

Alors, comment préserver cette fraicheur des débuts ? Voire l’insuffler de nouveau dans une grande entreprise ? Quelques conseils et bonnes pratiques, qui ne se résument pas à installer un baby-foot et une salle de sieste :

 

  • Alléger la hiérarchie, pour accélérer la prise de décision, donner plus d’autonomie aux équipes.
  • Instaurer des moments de convivialité, des évènements informels qui renforcent le sentiment d’appartenance et rendent l’entreprise plus humaine.
  • Repousser la routine en variant les tâches, le cadre… Le flex office (voir notre article à ce sujet) peut y participer en évitant de s’enliser dans des habitudes et de perdre sa créativité.
  • Encourager une communication fluide et transparente. Avec un réseau social d’entreprise, par exemple, mais aussi en instaurant des moments de dialogue et d’échange.
  • Promouvoir l’innovation, écouter toutes les idées et oser développer les meilleures. Ou encore stimuler la créativité de chacun. Une simple boîte à idées est un bon début, comme organiser des challenges internes...
  • Partager une culture d’entreprise unique, en prenant le temps de réfléchir à ses valeurs, ses ambitions, ses objectifs et en impliquant un maximum de collaborateurs.

Beeotop : la structure de Generali pour favoriser l’esprit start-up


Chez Generali, l’esprit start-up a été insufflé dès 2012, au sein de l’espace Beeotop.

 

Frédérique Maléfant, déléguée générale du Beeotop, raconte : « Il y a 5 ans, un bâtiment inoccupé de 6 500 m2 appartenant à Generali m’a été confié pour y créer un tiers lieu dédié aux acteurs de l’engagement sociétal. Une grande liberté m’a été laissée pour aménager et organiser l’espace : j’ai fait de la récup’, utilisé beaucoup de couleurs et installé des plantes pour insuffler de la vie. Cet environnement stimulant participe à la liberté et à la créativité des locataires et coworkers que nous accueillons au Beeotop.

Aujourd’hui, lorsque l’espace accueille des réunions, conférences ou séminaires Generali, les équipes sont immergées dans un écosystème tourné vers l’innovation, l’économie sociale et solidaire. Elles ressentent profondément cet « esprit start-up » et y puisent un enrichissement en totale rupture avec leur fonctionnement habituel, qui les aide à penser autrement. D’ailleurs, de nombreux projets innovants du Groupe sont nés dans ces locaux, comme notre hackhaton des jeunes. »

Devant le succès du Beeotop, une cellule créative a été créée chez Generali pour réfléchir à une politique interne favorisant l’intrapreneuriat. Et prolonger ainsi l’expérience.

 

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