Le financement de la retraite en France

Le financement de la retraite en France

Bâti initialement avec une volonté unificatrice, le système de retraite français repose aujourd’hui sur trois niveaux : le régime de base, le régime complémentaire et la retraite supplémentaire.

 

 

Comme la santé, la retraite en France est financée par les cotisations des actifs (employeurs et collaborateurs). Ces cotisations sont mutualisées et réparties entre les retraités : on parle d’un système par répartition. En contrepartie, les actifs cotisants obtiennent des droits qu’ils peuvent faire valoir lors de leur départ en retraite et bénéficient ainsi à leur tour de pensions financées par les cotisations des actifs de la génération suivante : c’est le principe de solidarité intergénérationnelle.

Le régime de base

Le montant de la pension d’un retraité est calculé en fonction :

  • de sa durée de cotisation, rapportée à une durée de référence,
  • de son revenu annuel moyen, calculé à partir des meilleures années de la carrière, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale,
  • d’un taux appliqué au salaire annuel moyen, appelé taux de liquidation, qui diffère en fonction des statuts.

 

Le versement de la pension est soumis à des conditions d’âge. On distingue ainsi :

  • l’âge minimum légal, soit l’âge d’ouverture des droits à la retraite. Cet âge peut être abaissé dans certaines conditions (ex : invalidité, carrière longue, etc.)
  • l’âge de taux plein sans décote, soit l’âge à partir duquel le taux plein est automatiquement appliqué, sous condition d’annuités ;
  • l’âge maximal de départ en retraite, soit l’âge à partir duquel un employeur peut mettre d’office un salarié à la retraite.

Le régime complémentaire

Bénéficiant de montants de pensions faibles au regard de leurs revenus d’activité en fin de carrière dans ce système plafonné, les salariés cadres ont participé à la création d’une caisse de retraite complémentaire visant à améliorer leur retraite de base : l’Agirc (Association générale des institutions de retraite des cadres).

Soumis aux mêmes conditions d’accès que le régime de base, ce système complémentaire fonctionne par points : chaque cotisant acquiert sur l’ensemble de sa carrière (et non simplement sur ses meilleures années) un nombre de points qu’il fait valoir au moment de sa retraite. Le montant de sa pension est alors défini par le nombre de points acquis multiplié par la valeur du point au moment du versement de la pension (cette valeur étant révisée chaque année). Ce système a été étendu aux non-cadres en 1961 avec la création de l’Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés), selon les mêmes modalités. Les salariés cadres y cotisent également.

La retraite supplémentaire

Au contraire des régimes précédents, elle est facultative et fonctionne sur le mode de la capitalisation : les cotisations versées sont placées en actifs (financiers et immobiliers) en vue d’être capitalisées et versées au bénéficiaire sous forme de rentes pendant toute la durée de sa retraite. Chaque prime payée donne un droit acquis à l’assuré.
Les contrats de retraite supplémentaire sont proposés par les assureurs. Ils peuvent être souscrits :

  • individuellement, en tant que particulier (Plan d’épargne retraite populaire ou PERP) ou dans le cadre de l’activité (« Retraite Madelin » pour les Travailleurs non salariés) ;
  • collectivement, dans le cadre de contrats mis en place au sein de l’entreprise (ex : Perco, article 83 ou article 39 du Code général des impôts).