Challenge du monde des grandes écoles - 10/04/2015

"Chez Generali, les possibilités d’évolution sont immenses"

Directrice de l’Organisation chez Generali France, Véronique Destruel participera au Challenge du monde des grandes écoles et des universités le 6 juin au stade Charléty (Paris 13e). Avant l’événement, elle a accepté de nous faire partager son expérience professionnelle et de donner quelques conseils bienvenus aux (futurs) étudiants et aux jeunes diplômés.

 

Quel cursus scolaire avez-vous suivi ?

Après mon Bac C (scientifique) obtenu avec mention, j’ai intégré une école d’ingénieurs, l’Insa Toulouse. Attirée initialement par la physique nucléaire, je me suis finalement spécialisée au bout de deux ans en informatique industrielle, un secteur qui était à l’époque (nous sommes au début des années 1990) en plein développement.
 
 

Pourtant, une fois votre diplôme en poche, vous avez complètement bifurqué…

J’ai reçu plusieurs propositions d’emploi mais, par goût du défi et de l’inconnu, j’ai décidé de me tourner vers le monde des assurances, un secteur qui réunit une multitude de métiers (finance, actuariat, marketing, commercial, expertise assurantielle, etc.) et qui offre d’importantes possibilités d’évolution. J’ai donc signé chez AXA en tant que chargée de projet informatique puis j’ai très vite évolué vers d’autres postes : responsable d’équipe consultant interne ou négociation et gestion de contrats fournisseurs.

Comment appréhendiez-vous alors le monde du travail ?

J’ai eu beaucoup de chance car j’ai rapidement trouvé un emploi. Mais cette chance, je l’ai aussi provoquée en prouvant à mes recruteurs que je pouvais m’adapter à d’autres environnements. Ingénieur diplômée à Toulouse, la logique aurait voulu que je sois embauchée chez Airbus mais à l’époque l’aéronautique était plongée dans une grave crise. Si je m’étais obstinée dans cette voie, je m’y serais certainement cassée les dents. Je n’ai donc pas hésité à quitter mon « milieu » pour aller vers un marché alors en pleine expansion. Je pense avoir eu le nez creux car les métiers des assurances sont riches et passionnants.
 
 

En 2006, vous rejoignez Generali, pourquoi ?

J’avais besoin d’un nouveau challenge et Generali me l’offrait. Dans cette entreprise, les possibilités d’évolution sont grandes. Chaque année, à la faveur d’un accompagnement minutieux et d’une prise de risque maîtrisée, Generali permet, à un collaborateur sur deux effectuant une mobilité interne de changer de métier. C’est énorme. Cette mobilité est bénéfique pour la société et pour chaque collaborateur qui acquiert un éventail de compétences plus large et, de fait, une grande capacité d’adaptation. Pour mon premier poste, j’ai contribué à un projet d’envergure qui consistait à fusionner différentes sociétés pour créer une entreprise unique. Une responsabilité nouvelle pour laquelle on m’a accordé d’emblée beaucoup de confiance.

Rapidement, conformément à vos souhaits, vous changez de poste. Et là aussi, vous opérez un virage radical.

Oui, en effet. Un an après mon arrivée, j’ai rejoint la direction des relations humaines. Un nouvel univers pour moi. Pour investir pleinement cette fonction, j’ai mis à profit mon expérience mais j’ai aussi dû beaucoup apprendre, en matière de gestion de l’humain, de droit du travail, de management… Ces compétences ne s’improvisent pas. Ce fut au final une aventure extraordinaire.

En 2013, vous franchissez une nouvelle étape dans votre parcours professionnel en étant nommée directrice de l’organisation. En quoi cela consiste-t-il ?

Un directeur de l’organisation a plusieurs cordes à son arc. Dans les grandes lignes, il organise et pilote les transformations nécessaires à la mise en œuvre des orientations stratégiques définies par la direction générale. Ma mission repose sur trois piliers : Comment accompagner l’évolution de nos activités et métiers?  Comment organiser l’entreprise pour faciliter son fonctionnement ? Comment pouvons-nous travailler  plus efficacement ensemble ?
Dans mon travail, je mets à profit mon passé de RH  qui m’aide à mieux appréhender l’humain dans les évolutions d’organisations ou les changements de méthode de travail. Mais aussi mon expérience qui m’a permis de développer une bonne culture de l’univers des assurances. Dans mes équipes, j’aime d’ailleurs miser sur des profils variés et atypiques. C’est une richesse supplémentaire qui permet de lutter contre le formatage que je trouve confinant et stérile.

Quels conseils comptez-vous donner aux jeunes qui participent au Challenge du monde des grandes écoles et des universités

Je leur dirais que l’envie, la curiosité, deux valeurs indispensables dans le travail, se cultivent tous les jours en regardant ce qu’il se passe autour de soi. Si on reste les deux pieds dans le même sabot, on minimise ses chances de réussite, c’est évident. Il faut perpétuellement se remettre en question, faire des choix par rapport à ce qu’on est et ce qu’on veut vraiment, se départir des normes. Je suis aussi une fervente militante de la prise de risque. Il ne faut pas craindre les échecs, ils font davantage grandir que les succès.

Découvrir les métiers de l'organisation et de la qualité.

Lire l'interview de Roland Sire, diplômé de l'INSA Lyon membre du Comité exécutif en charge des systèmes d'information, de l'immobilier d'exploitation et des achats de Generali France.

 

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