Baromètre OFA - 01/03/2016

Les femmes et la prise de risques : entre manque de confiance et audace

Dans leur milieu professionnel ou au sein de la famille, les femmes sont confrontées à une variété de risques.  De quelle façon vivent-elles la prise de risques ? Leur perception est-elle différente de celle des hommes ? La nouvelle étude menée par l’Observatoire des femmes et de l’assurance fait le point.

 

 

Comparer la perception femmes / hommes face aux risques dans la sphère privée comme professionnelle, tel est l’objet du dernier baromètre 2015-2016 de l’Observatoire des femmes et de l’assurance, lancé par Generali et Terrafemina en 2011. L’étude, qui porte sur plus de 800 individus âgés de 18 à 65 ans, aborde la prise de risques des femmes  au regard :

  •  Des pratiques et des leviers de motivation
  • Des freins face à l’action
     

Les femmes sont plus réticentes à la prise de risques

Le baromètre 2016 montre une plus grande réticence des femmes face à la prise de risques (1,3 risque en moyenne Vs 1,5). Parmi les freins, le degré de confiance qui diffère selon le genre.  Seulement 60% des femmes interrogées déclarent avoir confiance en elles pour 83% des hommes. La confiance en l’avenir est également perçue différemment avec une vision féminine plus pessimiste de la société et du contexte socio-économique.
 

Par ailleurs, les leviers d’action ne sont pas identiques. L’appât du gain est cité chez 36% des femmes interrogées (Vs 46% des hommes).  L’envie d’entreprendre sont également moins fortes chez les femmes du panel qui sont 40% à la citer (Vs 47% des hommes). Elles sont davantage influencées par la recherche de bien-être (à 27% contre 21% pour les hommes) et freinées par la peur de l’échec (28% contre 22% pour les hommes).
 

Les réticences des femmes face aux risques ont plus de poids
 

Dans le domaine professionnel, l’étude révèle que l’entrepreneuriat attire moins les femmes. Ce qui caractérise la création ou la reprise d’une entreprise, notamment l’indépendance ou la liberté, n’attire que 54 % des femmes contre 72% des hommes. De façon générale, y compris dans une activité salariée, tout changement professionnel apparaît comme source de risques.
 

Ces perceptions contribuent à une inégalité du niveau de vie entre les hommes et les femmes puisque la capacité de rebond (création d’entreprise en cas de chômage ou nouveau choix de carrière après un licenciement) est ainsi freinée chez les femmes. Celles-ci évoquent davantage un manque de compétences (29% Vs 22%) ou le manque de courage pour se lancer (21% Vs 13%).

 

Une prise de risques plus audacieuse dans la sphère privée
 

La perception du risque pour les femmes diffère ici aussi de celui des hommes. Les attentes des femmes ont évolué et les organisations doivent témoigner d’une meilleure prise en compte de leurs besoins. L’assurance, particulièrement, doit s’y adapter en proposant des solutions toujours plus personnalisées. En matière d’épargne, les femmes présentent la caractéristique d’être plus prudente que les hommes ; elles sont en effet 8% plus réticentes à prendre des risques dans le domaine financier (Vs 13% chez les hommes).
 

Les produits assurance et assistance et les services associés doivent également prendre en compte la dimension socio-économique de ses clientes. Les femmes CSP+ témoignent  un goût du risque plus marqué que les autres femmes interrogées par exemple (46% contre 33%).  A noter, elles partagent moins une vision pessimiste du monde par rapport aux autres représentantes du panel  de l’enquête. Ainsi, elles acceptent de prendre davantage de risques dans le domaine des loisirs (43% vs 32%), les causes publiques (34% vs 18%), le domaine financier (14% vs 8%) et la création éventuelle d’une entreprise (28% vs 19%).
 

De plus, ayant davantage confiance en elles (73% vs 60%) et en l’avenir (70% vs 54%), elles jugent l’environnement économique et social favorable à la prise de risques (43% vs 28%).

 

En savoir plus sur l'Observatoire des femmes et de l'assurance

Les femmes et la crise. Baromètre OFA Generali 2012

Les femmes sont-elles plus responsables que les hommes face à l'épargne ? Baromètre OFA 2013

Generali, Terrafemina et CSA partenaires pour décrypter les tendances

Generali France se positionne en tant qu’observateur des évolutions sociétales et de leurs répercussions en termes de gestion des risques. Generali, Terrafemina et CSA ont lancé en 2011 le 1er Observatoire des femmes et de l'assurance. Cette initiative vise à mieux cerner les perceptions et le rôle des femmes dans la Société d'aujourd'hui ainsi que leurs attentes en matière de protection familiale et d'assurance.

Chaque année, un baromètre – réalisé par l’institut CSA – analyse les tendances et décrypte les nouveaux besoins des femmes.

 

 

 

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