Rencontre avec Laurence Massot-Delorme, directrice Trésorerie chez Generali - 30/06/2017

« Le rôle du manager ? Anticiper les évolutions et faire monter ses collaborateurs en compétences »


Pour Laurence Massot-Delorme, directrice Trésorerie corporate France, le management est avant tout une question d’écoute et d’accompagnement. Des qualités indispensables face à la transformation des métiers et des modes de travail et à leurs impacts en termes d’évolution de carrière.


 

Quel a été votre parcours professionnel, jusqu’à votre poste actuel ?

Après une formation d’expert-comptable, j’ai commencé ma carrière dans une banque. J’ai ensuite intégré le groupe Generali, et occupé différents postes : au middle office, à la trésorerie Groupe France, puis en tant que responsable Trésorerie holding et cash management. Une mission de 3 ans m’a ensuite été confiée, en Italie, pour mettre en place le cash management Groupe. Je suis rentrée en France début 2017, comme directrice de la Trésorerie corporate France.

Est-il difficile d’assumer sa première mission de management ?

J’ai bénéficié d’une formation interne au management. Mais la formation ne suffit pas, il faut avoir « la fibre managériale » : aimer l’humain, savoir s’investir pour accompagner une équipe, aider les collaborateurs à se développer.
Cette dimension relationnelle, qui est aussi un besoin pour moi, est un héritage familial. Avec des parents commerçants, j’ai été élevée dans le sens de la communication et de l’écoute !

Y a-t-il des situations qui, en tant que manager, vous ont déroutée ?

J’étais bien préparée… mais pas à tout. Il y a une situation qui me laisse désarmée : le refus d’évoluer de certains collaborateurs, pourtant jeunes et avec de réelles capacités.

Le refus d’évoluer professionnellement ne peut-il être un choix ?

Si Generali veut faire monter ses collaborateurs en compétences techniques, c’est aussi parce que, dans les prochaines années, des tâches simples vont être automatisées. Certains métiers vont changer ou même disparaître, il faut s’y préparer. En tant que manager, il est de ma responsabilité d’informer en toute transparence sur ces évolutions, de provoquer une prise de conscience, d’initier une réflexion commune. Et de faire évoluer les compétences de chacun dans mon équipe. Cela transforme la « menace » de la robotisation en opportunité : celle de se dégager d’une tâche à faible valeur ajoutée pour se concentrer sur la réflexion.

Les tâches changent, mais aussi la façon de les accomplir ?

D’importantes innovations bouleversent l’organisation du travail. Le télétravail, par exemple, concerne déjà 10% des collaborateurs de mon équipe ! Ceux qui ont choisi cette possibilité travaillent un ou deux jours par semaine en télécentre, près de chez eux. Ils disent tous y gagner en qualité de vie ! Le flex office apparaît aussi, avec des postes de travail partagés, des salons, des salles de travail…

Face à ces changements, le manager doit aussi évoluer. Par exemple, face au télétravail, il doit faire confiance et mettre en place de nouvelles règles. Pour ma part, j’ai souhaité que les télétravailleurs seraient tous les mardi et jeudi dans nos locaux : cela permet d’organiser des réunions avec l’équipe au complet.

 

Pour aller plus loin

 
 
 
 
 
 
 
 

Commenter cet article

Image CAPTCHA
Tous les champs sont obligatoires.